Cette chronique à pour but de t’apprendre des trucs et je sais ce que tu es en train de penser ! Oui, toi, derrière ton écran ! Tu penses qu’internet est réservé aux vidéos de chats ? Tu penses qu’apprendre des trucs c’est inutile et chiant ?

Et bien non ! Ici, tu vas pouvoir apprendre des trucs intéressant et faire des liens avec la pop culture et les choses que tu aimes !

Je vois que tu lèves les yeux au ciel alors on va commencer tout de suite avec la théorie du conditionnement d’Ivan Pavlov !

Cette théorie est très connue en psychologie et possède pleins d’application.

Commençons par ce bon vieux Ivan. C’est un médecin russe qui travaillait sur le système gastrique des chiens. Pour cela, il nourrissait un chien à heure fixe et récupérait sa salive lorsqu’il mangeait. Ouais, c’est pas très classe mais passons…

Un jour il s’aperçut que

la salivation du chien se déclenchait lorsqu’il entrait dans la pièce et non plus lorsqu’il mangeait. Il mit alors en évidence les « réflexes conditionnels » et prouva qu’on pouvait contrôler des comportements à l’aide de stimulus.

Plus clairement, il fit l’expérience de faire sonner une cloche au moment exact où il nourrissait le chien. Après quelques temps, le simple bruit de la cloche suffisait à faire saliver le chien

On peut alors dire que la salivation est donc conditionnée par la  cloche. 

Bon, là, tu te demandes

vraiment où je veux en venir. Un chien qui bave, j’imagine que tu t’en fout royalement mais en fait, les réflexes conditionnés sont présents partout !

 

Commençons par un film que tu connais surement : Orange mécanique.

Dans ce film, le héros, Alex aime profondément la Symphonie numéro 9 de Beethoven.

Le gouvernement le soumet à une expérimentation où il doit regarder des images violentes sur fond de cette musique.

A force d’associer cette violence à la musique, il développe une aversion pour l’oeuvre qu’il aimait.

Tu te doutes alors du lien qu’on peut faire avec le chien: la musique correspond à la cloche, les images violentes à la nourriture et la salivation au sentiment de dégout.

 

En plus, le cinéma n’est pas le seul domaine où on peut observer une forme de conditionnement ! 

Bon, t’attends surement que je parle de manga depuis le début de l’article non ? Alors on va en parler d’une façon un peu différente.

Tu te souviens surement de la première fois que t’as voulu en lire un ! J’imagine déjà que tu t’es planté de côté en ouvrant le bouquin et que tu comprenais pas comment lire les planches.
Et oui ! Petit à petit, tu comprends le problème : le manga se lit « à l’envers » ! Du moins il se lit dans le sens contraire à celui des BD occidentales.

Tout ce temps passé à apprendre à lire des bandes dessinées dans un sens amène un sentiment d’habitude et donc de conditionnement. Il a alors fallu réapprendre à lire les mangas, retrouver ses habitudes pour se sentir à l’aise.

Le même phénomène apparaît aussi dans les jeux vidéos. Lorsqu’on joue longtemps à un jeu puis on décide soudain de changer. Il apparait un phénomène bizarre : les contrôles ne sont plus instinctifs, on agit plus lentement et les mouvements du personnage sont très hasardeux.

On appelle le fait de désapprendre quelque chose le déconditionnement et le fait de réapprendre quelque chose de différent le reconditionnement ! 

 

Restons encore un moment dans les mangas, le phénomène de conditionnement peut aussi se cacher dans des endroits plus pervers !

Tiens par exemple, prenons un sujet sur les mangas où tout le monde se doit d’être d’accord !

Alors… t’as trouvé… ?

Oui, c’est le sujet Version française contre Version originale sous-titrée française !

(VF vs VOSTFR pour faire plus court…)
Je suis à 99% sur que tu as déjà eu cette conversation avec des amis ou sur internet, et entre la VF et la VOSTFR, qui se fait littéralement détruire ? La VF bien sur !!

Alors, bien souvent, les arguments contre la VF sont solides et dans la majorité des animes, la VOSTFR reste bien meilleure. Cependant, le fait de toujours associer la VF comme le doublage le plus nul conditionne les gens à avoir cette opinion et le plus grave, ça les amènent à généraliser.

Certains doublages comme celui de GTO ou des films du Studio Ghibli sont d’ailleurs très bons !

Mais le simple fait d’avoir tout le temps la même discussion conditionne nos pensées.

Et voilà, c’est la fin de cette première chronique sur le conditionnement ! Partir d’un chien qui bave pour finir sur le studio de Hayao Miyazaki ne fut pas chose facile mais j’espère que ça t’auras au moins appris quelque chose !