Narutaru

 

Titre anglais : Shadow Star.
Artiste : KITOH Mohiro.
Genres/Catégories : Seinen, Sci-fi, Tragédie, Mature.
Longueur : 12 Tomes.

Présentation :
Certains humains possèdent des Dragons, une partie d’eux même distincte de leur corps pouvant prendre des formes très variées. Shiina, une jeune fille de 12 ans, découvre son dragon alors qu’elle est sur le point de se noyer. Par la suite, elle rencontre d’autres personnes « liées » à des dragons, certains sont amicaux, mais d’autres profitent des capacités de leurs dragons pour assouvir leurs désirs destructeurs ou même pour tenter de s’emparer du monde et imposer leur loi.

Le Dragon de Shiina : http://www.mangareader.net/narutaru/1/44

Avis Personnel :
Bien que le graphisme, la trame et le personages  de l’histoire laissent penser à un shonen, c’est bien à un seinen qu’on a affaire. Derrière l’aspect simpliste de l’histoire et des personnages, se cachent toutes les mauvaises facettes de l’humanité (torture, viol, pédophilie etc.) mais aussi de bons sentiments (la générosité, la volonté de protéger, le sacrifice pour autrui, …). On finit par ne plus savoir quoi penser des personnages car chacun a sa dose d’ambiguïté.

En se renseignant un peu sur l’auteur, on apprend que c’est un peu sa marque de fabrique, il a un point de vue particulièrement pessimiste. Il a vraiment un talent pour dessiner des situations particulièrement dérangeantes, choquantes, tout en les décrivant des fois d’une manière si normale que ça en est d’autant plus gênant.

Personnellement, j’ai généralement un point de vue plus positif sur l’humanité, même si je comprend bien qu’on puisse être aussi pessimiste, je trouve que son message perd de sa crédibilité avec une telle exagération des aspects négatifs de la vie. D’autant plus que cela le pousse de temps en temps à l’incohérence.

Au final, ça reste un très bon manga, très marquant… trop peut-être, que je déconseillerais aux personnes sensibles, ou pas très habitués à ce genre de Seinen… Pour ces personnes, je conseille Bokurano, du même auteur que Narutaru, qui est quand même plus soft (je ferais un post pour celui-là aussi).

En tout cas, ce manga est une très bonne « version seinen » d’un style de scénario « typé shonen » (Cad : l’enfant qui découvre un animal magique qui la protège). Je l’ai beaucoup apprécié même s’il m’a fait un peu perdre la foi en l’humanité pendant quelques jours…

 

Parasyte

 

Artiste : IWAAKI Hitoshi
Genres/Catégories : Seinen, Sci-fi, Mature, Horreur.
Longueur : 10 Tomes.

Présentation : Faudrait-il anéantir l’humanité pour sauver la Terre ? Une entité mystérieuse envoie sur Terre une nuée de petits parasites dans le but de la débarrasser du genre Humain. Ces créatures pénètrent le corps et ont la capacité d’en prendre le contrôle à condition d’atteindre le cerveau. Shinji, un lycéen banal, subit l’attaque de l’un d’entre eux mais réussit à stopper l’être dans son bras droit. Le monstre devient alors partie intégrante de son corps mais ne peut plus s’étendre jusqu’au cerveau : les deux n’ont plus le choix que de coopérer.

Shinji / Migi : http://i9.mangareader.net/parasyte/2/parasyte-1167834.jpg

Avis Personnel :

Ce manga a été publié entre 1990 et 1995, son dessin fait donc assez vieux et n’est pas très engageant, surtout qu’en plus Iwaaki a tendance à négliger les décors… On a donc des personnages qui, même si on les reconnais, ont parfois des têtes complètement différentes au début et à la fin du chapitre.
A part ça, on peut dire que l’auteur se penche sur des sujets de réflexions très variées comme l’instinct maternel, la sélection naturelle, la légitimité du pouvoir des Humains sur la Terre, … Et tout ça est traité d’une manière original et assez inattendue.
La trame principale parait au départ assez basique : au début Shin(ji) se défend contre les parasites qui, à part Migi, sont tous des monstres assoiffés de sang et qui tuent souvent inutilement. Mais avec le temps, certains commencent par montrer une personnalité beaucoup plus profonde au fur et à mesure qu’ils comprennent le monde et font des expériences. On finit par se demander par moments qui sont les plus violents, les parasites où les humains ?
Quelque chose qui m’a vraiment marqué, c’est à quel point ces êtres sont proches des humains au final… ils peuvent faire énormément de dommages en quelques secondes mais restent des créatures faibles qui peuvent mourir en un instant.

Malgré son dessin qui peut gêner un peu et son côté gore un peu trop exagéré qui gâche un peu la qualité de la réflexion développée, Parasyte fait partie des meilleurs mangas que j’ai eu la chance de lire. C’est peut-être le seul manga que je connaisse où on voit un personnage secondaire changer de manière vraiment radicale sans que ça fasse artificiel…

Je vous avertis quand même, c’est pas un manga pour enfant… ‘fin, je crois que c’était assez évident de toute façon…

 

All you need is kill

aucune image disponible

Artiste : OBATA Takeshi / SAKURAZAKA Hiroshi / TAKEUCHI Ryousuke.
Genres/Catégories : Seinen, Sci-fi, Surnatural, Mecha, Horreur.
Longueur : 5 Chapitres… pour l’instant.

Présentation : Ce manga, tiré du light novel du même nom, suit le jeune soldat Keiji Kiriya lors de son premier jour sur le champ de bataille. Alors qu’il pense être tué au combat, il se réveille un jours avant sa « mort ». Il est aussi surpris de voir que les événements de cet étrange rêve se répètent à l’identique dans la réalité… était-ce vraiment un simple rêve ?

Avis Personnel :
On peut se dire que se faire un avis sur les cinq premiers chapitres d’un manga peut être un peu trop hâtif, mais franchement, ce n’est pas pour rien que j’ai choisit de présenter ce manga : en un seul chapitre, j’ai été complètement captivé.

Commençons par le dessin. On reconnaît très facilement le style d’Obata, peut-être un peu trop pour le coup… on a l’impression de revoir des personnage de ses autres mangas par moments. Mais ça ne change rien au travail impressionnant du dessinateur : il arrive à donner à ses personnages des émotions très crédibles… dès le début, on ressent vraiment la douleur et la détresse que ressent Keiji alors que sa mort approche.
A part ça, je ne suis pas très emballé par les exosquelettes utilisés par les militaires. C’est vraiment très classique niveau design et ils n’apportent pas grand chose à l’histoire…
Le côté gore de ce manga est bien contrôlé : Obata dépeint bien la brutalité des combats, sans jamais tomber dans l’exagération et la surenchère, ce qui est remarquable, je trouve, compte tenu du nombre d’auteurs qui font ce genre d’erreur.

A cause du peu de chapitres sortis à l’heure actuelle, je ne vais pas trop m’étendre sur le scénario, mais passons… On commence avec un concept bien intéressant, un peu dans le style des romans de sci-fi (Par exemple, Le Monde du Fleuve et quelques autres..).
Le personnage principal me fait penser à Mashiro de Bakuman… pas uniquement par son physique : c’est aussi un gars qui n’a pas d’atout particuliers, qui paraît banal car n’ayant pas de qualité remarquable (de l’extérieur), sans vraiment avoir de défaut notable.

Voilà, c’était une présentation un peu courte, mais je pense que ce manga mérite vraiment qu’on s’y intéresse… si on aime la SF évidemment.

Je ferais peut-être une suite plus tard, quand la série aura avancé.

Ares

 

Artiste : Ryu Geum-Chul.
Genres/Catégories : Shonen/Seinen, Historique, Nekketsu.
Longueur : 26 Tomes.
Sens de lecture : Gauche à Droite.

Présentation : Ares est un épéiste errant assez naïf mais talentueux vivant dans l’antiquité, dans un pays qui semble correspondre à la Grèce. Afin de se trouver de quoi manger tous les jours il décide de s’engager dans une armée de mercenaires, les Mercenaires du Temple. Alors qu’il se rend à la forteresse des mercenaires, il rencontre un autre soldat errant taciturne du nom de Michael ainsi qu’un soldat maniant deux dagues liées nommé Baroona. Aux côtés des mercenaires, les trois amis affronterons des ennemis de plus en plus puissants au cours des nombreuses batailles épiques.

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Avis Personnel :

Ce qui marque le plus dans ce manga c’est, de manière évidente, son style graphique. En effet, l’auteur s’affranchit assez souvent des proportions humaines et, pour tout arranger, adopte un style graphique assez particulier. Comme pour pas mal d’auteurs Coréens, ses personnages sont en général très minces et élancés mais malgré ça, c’est loin d’être le style Coréen habituel (celui de Noblesse, The Gamer, etc.). Personnellement, ce style de dessin ne m’a pas du tout dérangé déjà parce que j’ai bien cette prise de risque, sans conter que le dessin est très bien maîtrisé, mais le principal atout de ce dessinateur selon moi est le dynamisme de ses planches. Certain pourraient pourtant ne pas trouver ce manhwa dynamique car il est difficile de revoir mentalement les combats tellement les mouvements paraissent irréalistes et défient les lois de la gravité. Ça dépend des gens, mais je vous rassure, tous ceux que je connais et qui l’ont lu n’ont eu aucun problème à s’adapter au style de l’auteur… au final c’est un style comme un autre.  Après avoir lu Ares, j’ai trouvé tout d’un coup que les mangas que je lisais avaient un dessin vraiment banal et standardisé…

Si le dessin est très bon et vraiment original, on ne peut pas dire de même pour le scénario. Ryu Geum-Chul l’explique lui-même, il ne connaissait presque rien au scénario quand il s’est lancé dans Ares et il avait d’abord cherché une collaboration avec un scénariste, sans succès. Certains pourront ainsi trouver que le héros n’évolue pas beaucoup au cours de l’histoire, que certains arcs se ressemblent et que les batailles sont répétitive… pour ce dernier point, considérez Ares comme un Pacific Rim du combat à l’arme blanche : un scénario un peu bateau qui est surtout là pour amener un bon nombre de batailles épiques et des combats dans tous les sens.
Ce manhwa est un nekketsu qui peut paraître assez classique si on lit le synopsis, mais il diffère de ce modèle en quelques points comme le fait que le héros ai déjà découvert sont talent avant le début de l’histoire. De même, Ares ressemble à Shonen de par ses personnages invincibles, son héros naïf etc. Cependant, l’auteur est aussi attaché à retranscrire l’horreur de la guerre. On alterne donc entre les combats épiques des héros et aux péripéties des simples soldats sur un champs de bataille, essayant de ne pas se faire piétiner, échapper aux représailles des ennemis après que sa troupe de soldat ait été anéantie…

Je vois Ares comme une sorte de « version shonen » de Berserk, le fantastique en moins (ouais, ça enlève pas mal de choses à Berserk… mais c’est l’impression que j’ai eu en lisant Berserk).

 

Auteur unique : Blackstrengh.

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