Bienvenue, Invité! Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Inscris-toi sur le Forum Manga sans Frontieres !

Publie ta bande dessinee
Participe aux concours et gagne des cadeaux
Accede au tchat de manga sans frontieres
Ouvre gratuitement un blog de manga sur Manga sans Frontieres
Participe aux livestream des membres

Auteur Sujet: Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire  (Lu 31045 fois)

Sparta

  • Invité
Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« le: 04 mai 2014, 05:00:47 pm »
Il s'agit d'un article en cours d'écriture dont voici la première partie à chaud. N'hésitez pas à commenter, le topic sera mis à jour au fur et à mesure!




Avant de se lancer dans les aspects techniques, j’aimerais rappeler quelques principes que tout le monde semble oublier. Qu’est qu’une histoire ? Et qu’est ce qui en découle pour une BD ? Les réponses sont bien plus simples et proches de vous que tout ce que vous pouvez imaginer.

Il faut rappeler (ou apprendre) à tous que raconter une histoire, c’est raconter l’action humaine. Un jour dans nos vies, nous avons été confrontés à un problème que nous n’arrivions pas à résoudre. Et même si nous désirions clairement une chose ou une autre, il était impossible pour nous d’y accéder.

Pourquoi ? Simplement parce que quelque chose en nous dont nous n’avons pas conscience nous retient. Une faiblesse, un défaut inhérent, une tare profonde et pourtant… Il suffirait que l’on s’en rende compte pour s’en débarrasser ou du moins faire un pas en avant pour résoudre notre problème.

Or, on ne s’en rend compte qu’une fois devant l’échec. Parfois à temps, parfois trop tard. En prenant conscience de cette faiblesse, nous devenons quelqu’un d’autre, nous grandissons, nous mourrons pour renaître et avancer pour accéder à ce que l’on veut. Si on ne prend pas conscience de ce qui nous retient au fond de nous, nous sommes détruits et nos désirs nous sont interdits.

En clair, nous voulons, nous faisons, nous changeons. Raconter une histoire, c’est raconter la transformation d’un personnage. C’est le voyage initiatique, le voyage du « héros ». C’est cette structure qui régit absolument tous les récits. Et même si l’ordre est parfois chamboulé ou masqué, avec un brin d’analyse on peut facilement affirmer que toutes les histoires depuis la nuit des temps ne sont que des reflets de l’action humaine, c’est incontestable.

Les mythes, les légendes, les contes, les récits religieux, les romans, les films, les jeux vidéo, les BD, mangas et comics ont une structure narrative identique.  Depuis des millénaires et quelle que soit la situation géographique, l’action humaine n’a pas changé, pourquoi serait-ce différent avec les histoires puisque toute histoire se calque sur l’action humaine ?

Les histoires que nous connaissons ou oublions ne sont que de la lumière qui passe à travers le prisme de notre expérience et qui se décompose pour en former de nouvelles.

Et la, en principe, vous vous mettez à penser.

Une histoire, un scénario ce n’est rien d’autre qu’une série d’interactions entre différents personnages, alliés ou adversaires dans un décor pour les mettre en valeur.


De l’aspect technique

1. Quoi raconter ?
En général, les idées arrivent à toute allure dans notre tête et on se dit : C’est génial, je vais faire le meilleur manga du monde ! Or, ce n’est que dans notre tête que c’est génial. Le travail d’un scénariste est d’arriver à le transmettre simplement.

« ce qui est clair, s’énonce clairement »

Gardez en tête de parler de choses simples, fondamentalement  humaines, proches de nous tous. Peu importe que ça se passe dans l’espace ou chez les vikings. Connectez votre histoire aux gens (n’oubliez pas l’action humaine).

Le but est de résumer votre histoire en une phrase. C’est ce qui s’appelle une prémisse.
Concrètement, en une phrase, nous devons savoir « qui »,  « quoi », « dans quel but ».

Exemple : Un jeune homme peureux se venge et devient le nouveau parrain de la mafia.

Il est nécessaire de se connaitre avant tout. De savoir ce qu’on aime. Ecrire pour plaire aux autres est une chose, mais écrire quelque chose qui pourrait changer notre propre vie est toujours plus utile et naturelle. Stan Lee le dit lui-même « Si j’aime ce que je fais, je trouverai toujours des gens avec les mêmes gouts que moi et qui vont aimer mon travail ».

Concrètement faites une liste de tout ce que vous aimez voir dans des histoire, BD, films etc…
(par exemple : des explosions, les histoires d’amour, la Justice, des jolies filles, des décors dépaysants, etc…) Ne vous retenez pas.

Puis, faites une liste de toutes les histoires que vous avez imaginé ou crée à ce jour. Sous forme de prémisse. Faites des recoupements de ce qui revient le plus souvent. Bravo, vous en savez déjà un peu plus sur vous-même et ce que vous aimez.

Ce qui en ressort seront des sujets (la vengeance, l’amour, la guerre, la mort, etc…). Il faut transformer tout ça en thème. Le thème d’une histoire, c’est VOTRE avis personnel sur un sujet, une thèse en somme. Peu importe que ce soit Bien ou Mal. Le thème c’est le cerveau de votre histoire, ce que vous voulez raconter, le « message » que vous voulez transmettre. L’histoire que vous racontez, ainsi que tous les éléments qui la composent, sont l’illustration du thème, de votre avis.

2. Comment raconter ?
Comme une histoire raconte une action humaine, il est tout naturel de se centrer sur les personnages et en particulier sur le protagoniste/héros. C’est par là qu’il faut commencer, c’est le vivant ou encore le moteur indispensable à votre histoire.

Descartes disait Cogito ergo sum, « je pense donc je suis ». Ici, dans une fiction (toute histoire est une fiction) on retiendra «je veux donc je suis ».
Si votre personnage ne veut rien, le personnage ne vit pas.  Il lui faut un désir.

Il lui faut ensuite une faiblesse. Un aspect inhérent, profond qui l’empêche d’évoluer et dont il n’a pas conscience. C’est un besoin et il devra en prendre conscience pour évoluer, changer.
Il ne s’agit pas de lui donner une faiblesse physique comme « ne pas être musclé »… Mais de lui donner un trait de caractère qui cause du tort « aux autres ». Par exemple, être naif, égoiste,
impétueux, violent, misanthrope, mythomane etc…

Il faut lui donner une action générale. Dans votre histoire, que fait votre héros  pour obtenir ce qu’il veut ?  Et enfin : Que devient-il à la fin ?

On peut résumer ce schéma sous une équation très simple : Faiblesse X Action = Transformation
L’action et la transformation doivent êtres des opposés de la faiblesse inhérente, sinon votre personnage ne peut pas évoluer, il ne  change pas. Il n’est donc pas intéressant. Et quand votre héros n’est plus intéressant, votre histoire s’arrête et le lecteur s’en va. Prenez toujours votre personnage le plus intéressant à vos yeux pour être le héros de votre histoire.

N'hésitez pas à donner des attributs uniques à votre personnage ! Quelque chose qui fait qu'il se démarque. Même si c'est un ninja ou un pirate, donnez lui quelque chose d'unique qui se démarque des autres ninja ou pirates !

exemple :
 Faiblesse= Un jeune homme peureux
Action= se venge
Transformation= devient le parrain de la mafia

C’est ce qui s’appelle un Arc narratif. Vous savez, le mot que vous utilisez à tort et à travers sans le comprendre. Un Arc narratif se termine quand votre héros prend conscience de son problème interne, de sa faiblesse inhérente. Un arc se termine quand votre personnage est fondamentalement changé.

Enfin, il faut un adversaire à votre héros. Il doit être régit par le même schéma structurel que le héros. Il doit avoir un désir commun ou qui tend à entrer en interférence avec celui du héros. C’est ce qui permet d’avoir une confrontation entre les personnages et c’est primordial. Vous pouvez bien sur ajouter des alliés à votre héros, ils lui seront indispensables dans sa prise de conscience de son problème.

On met aux oubliettes les « méchants ». Ne pensez jamais vos personnages comme gentils et méchants. Dans la vie, les gens ne sont jamais tout noir ou tout blanc : ils sont gris. Il ne sont ni 0 ni 1, ils sont les deux à la fois.

Ce qui m’amènera à ma deuxième partie, ce que j’appelle « L’histoire Quantique ».
IP archivée

Willy le oustiti

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +0/-0
  • Messages: 439
  • 知恵
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #1 le: 04 mai 2014, 08:09:00 pm »
Merci pour ce topic Sparta. Ça ma permis de revoir quelque point flou dans mon histoire et d'en connaître un peu plus sur la construction de celle ci, j'attend la suite :)
IP archivée
Je ne suis pas l'homme qui tire plus vite que son ombre mais l'homme qui tire plus vite que l'ombre de son Homme.
Ma galerie : http://msf-fr.com/Forum/dessinsillustrations/mini-artbook-willymanga/

Wayu

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +15/-34
  • Messages: 649
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #2 le: 05 mai 2014, 08:18:43 pm »
Je tiens à revenir sur un point: l'antagoniste(oui j'y tiens!).

Le parcours d'un héros est truffé d'obstacles divers et variés dont l'antagoniste peut faire partie.

Mon contre-exemple parfait est celui de Another. Il s'agit d'une malédiction où les gens meurent, le but du héros devient donc celui de briser la malédiction. Il n'y a personne derrière tout ça. On va me dire le fantôme mais c’est juste un élément de la malédiction, il en est juste la matérialisation.

Ses camarades? Non, ou plutôt c'est les conséquences de la malédiction, ça n'enlève pas l'élément principal: la malédiction.

On peut faire le rapprochement de cette malédiction avec Doubt. L'antagoniste est le criminel ayant enfermé le héros, on est d'accord? Donc la malédiction c'est la même.

Et tu parles bien d'un principal antagoniste, va pas me dire que ce sont les personnages secondaires les antagonistes, sinon chaque désaccord fait de l’autre personnage un antagoniste, ça n'a plus aucun sens.

Autre exemple: Clannad. l'héroïne va tomber malade, ce qui va terriblement affecter le héros, tel est l'obstacle, et tu vas pas me dire que c'est l'héroïne l'antagoniste %) Le but du héros est de rendre l'héroïne heureuse, et y a personne qui va s'y opposer(et j'ai bien dit personne, niet, nada).

J'aimerai reprendre l'exemple de to love. Il y a un triangle amoureux, Lala>Rito>Haruna. Rito est le personnage principal, Lala devient-elle l'antagoniste? Non, parce qu'elle n'interfère pas(ou juste l'histoire  de quelques chapitres) avec la relation Rito-Haruna.
Quel est l'obstacle? La maladresse/timidité du héros(et je déconne pas, to love tiens 18 tomes comme ça). Y a bien quelques amoureux de Lala qui viennent essayer de tuer Rito, mais c'est genre une fois tout les 6 tomes.

Dernier exemple: Suisei no Gargantia. le héros se retrouve sur Terre via une faille dimensionnelle. l'obstacle devient donc la faiblesse du héros: Il ne connait pas la Terre, il essaye donc de s'y habituer, et tout le monde l'aide.
Tu m'as cité l'exemple de 2 gens qui se disputent un kinder bruno, mais ici c’est comme si ton antagoniste était le vendeur lui-même, ça va TROP loin.

J’aimerai donc synthétiser mes exemples, il y a Trois grands types d'obstacles dans le parcours du héros, qui forment des petits obstacles.
-L'antagoniste. Il est simple a placer, et étant un humain il peut créer des scènes diverses et variées, ce qui le rend par la même occasion complexe et donc intéressant. Il s'oppose au héros de façon plus ou moins directe, mais il influe sur les péripéties du héros et ont des objectifs qui se croisent, sans être forcément le même objectif.
Prenons Ubel blatt, le but du héros est de se venger, le but des 7 héros peut être divers et variés. Où ils se rejoignent? La vengeance du héros s'oppose par définition à tout autre objectif, en fait on s'en branle de leur but aux 7 héros. prenons Glenn, son but est d’instaurer la paix, et pour ça il veut accessoirement écarter le héros, parce que justement il veut vivre au final, et c’est normal.
Où se rejoignent-ils? Et me sors pas le "contrôle de la vie", ça n'obtient plus aucun sens là.

-La faiblesse du héros. Revenons à to love, la timidité/maladresse du héros est ce qui empêche l'histoire d'avancer dans la relation du héros avec Haruna, mais c'est ce grand obstacle qui fait tenir le spectateur en halène. Ça marche évidemment plus facilement dans tout ce qui est humoristique, comme dans K-on également, où ce qui rend l'histoire intéressante est l'idiotie des protagonistes.

-Aléa. c’est ce qui peut provoquer des bouleversement et bien plus affecté le héros comme la mort d'un personnage(du moment qu'il ne s'agit d'une action de l'antagoniste). Ça peut être comme dans Suisei no Gargantia, la téléportation du héros, bref, ce sont des obstacles incontrôlables.

Il peut exister d'autres types d'obstacles, mais là c'est au cas par cas(et ils ne doivent pas découler d'un des obstacles cité plus haut)

Voilà mon petit pavé. Comme tu me l'as dit, tout personnage peut être un antagoniste, mais faut arrêter le saké aussi, qu'est ce qui va provoquer un plus grand bouleversement chez le héros? Une malédiction butant des dizaines de personnes ou un mec qui te rend pas la monnaie? %)
Je veux évidemment dire par ça qu'un Evènement peut affecter bien plus le héros que n'importe quel antagoniste.
Les antagonistes existent, mais d'autres facteurs jouent un élément tout aussi important. Ce tout forme ce que l'on appelle les obstacles, ce qui va s'opposer au but du héros, de façon volontaire ou non, et c'est ça qui fera évoluer le héros.

Je pense qu'on sera jamais d'accord sur ça, et l'avis des autres peut aussi compter, mais c'est vraiment un truc qu'on apprend lors de l'aventure du héros, ce sont les obstacles, pas l'antagoniste, c’en est juste la matérialisation.
« Modifié: 05 mai 2014, 08:38:01 pm par Miatshan »
IP archivée

Sparta

  • Invité
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #3 le: 05 mai 2014, 08:52:25 pm »
Tu détournes le truc encore et toujours.

Ya un antagoniste "ah mais oui mais non, c'est juste une matérialisation d'un truc plus supérieur" ... Donc ya un antagoniste quand même... Qu'il soit symbolique (et à plus que juste titre hein) ou qu'il soit moins "supérieur" comme représentation.

Tout un pavé pour se contredire comme ça. Et bien sur que la faiblesse du héros est une entrave à son évolution. Mais ce n'est pas la même chose qu'un adversaire. Et je t'ai dit, analyse d'autres trucs que ces quelques mangas...

Et puis non tout ce que tu racontes... J'adhère pas du tout "on s'en branle du but du héros": non

"Tu m'as cité l'exemple de 2 gens qui se disputent un kinder bruno, mais ici c’est comme si ton antagoniste était le vendeur lui-même, ça va TROP loin."

T'as décidément rien compris. Franchement... Tu analyses mal et pas les bons éléments en plus, tu renvoies d'un revers de main et détournes des choses pourtant claires. Ah ya un triangle amoureux, mais non pas d'opposition entre personne... What ?

Soit tu regardes/lis des mangas absolument mal écrits et chiants, soit tu fais vraiment exprès de pas comprendre.
IP archivée

Hayden

  • Modérateur de section
  • Membre Complet
  • *
  • Points de coopération: +10/-2
  • Messages: 186
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #4 le: 05 mai 2014, 08:53:40 pm »
L'antagoniste est différend de l'adversaire.

L'antagoniste est celui qui interfère du début à la fin. C'est l’archétype de l'ombre.

L'adversaire est celui qui interfère un peu. C'est l'archétype du gardien du seuil (Il est celui qui va faire évoluer le personnage, pour son affrontement).

Les archétypes changent dans la situation, ils ne sont pas figés. Un alliée peut devenir adversaire, etc...

Le but est de montrer la confrontation. 

Usopp devient l'adversaire de Luffy dans le tome 35.

L'homme Trouble de Mass Effect est un adversaire (dans le1), un alliée (dans le 2) est une ombre (dans le 3)

Griffith de Berserk est un adversaire, puis un allié, puis une ombre.

Dans Mulan le général Shang est un allié puis devient un adversaire.

Dans le Seigneur des anneaux Boromir est un allié il devient adversaire de Frodon.

Et même dans les comédies romantiques que tu cites il y a des adversaires. Ton exemple de To Love est mal choisi parce qu'une des personnes ne sait pas, elle peut donc ne pas rentrer en conflit. Mais le triangle Rito/Lala/Run là il y a conflit. Run devient l'adversaire de Rito.

Encore une fois tu penses que des exemples isolés font office de réalité. Mais dis-toi qu'on ne sort pas nos explications de nos chapeaux, hein. 

Évidemment qu'il y a d'autres facteurs qui entrent en compte. Mais le plus intéressant est la confrontation avec un adversaire.

Si un caillou est placé là et bloque le passage. C'est très bien, mais on s'en cogne un peu. Si une personne a placé le caillou pour bloquer les héros cela devient plus intéressant.

Exemple dans Negima Yue et Nodoka sont amoureuse du héros. Elle en rentre pas en conflit et bah cela rend ce bout de l'historie nul. S'il y avait eu un clash entre les deux et qu'après les choses ce soit tassé. Cela aurait rendu ce bout d'histoire intéressant.

Si tout le monde est d'accord tout le temps avec le héros c'est super chiant.
IP archivée
"Si les contes de fées sont plus vrais que vrais, ce n'est pas parce qu'ils disent que les dragons existent, mais parce qu'ils disent que les dragons peuvent être vaincus"

Wayu

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +15/-34
  • Messages: 649
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #5 le: 05 mai 2014, 09:33:56 pm »
Hayden> Pour le cas de to love y a Run oui qui interfère. Mais compte-moi son nombre d’apparitions et surtout son importance.
Evidemment, ça a de l'intérêt de placer un antagoniste, je remet pas du tout ça en cause!
Cependant, y'a-t-il besoin d'un antagoniste? telle est la question. Dans to love y a au fur et à mesure des jalousies oui, mais en général ça enchaîne les gagas avec tout le monde bons amis hein. Ce qui va faire avancer l'histoire ça va être Rito et Lala, et c'est tout(je prend que le cas trouble).
Le cœur de to love c’est le triangle Rito/Haruna/Lala couplé à la maladresse de Rito.
Et si j'en reviens à ta définition de l'antagoniste, si il est là du début à la fin y a plein d’œuvres où c'est pas le cas(tu prends en somme tout ce que j'ai cité), y a pas d'antagoniste(tu connais to love, tu vas me dire que c'est qui l'antagoniste qui agis du début à la fin? Y a personne là).

Sparta> Y a tout de même pas mal d'exemples, et évidemment j'en connais pas tant que ça des mangas/animes sans VRAI antagoniste. Mes références vont évidemment plus loin que ça, mais je vais pas te citer quelque chose qui marche pas, si?

Sinon j'ai rien compris à ce que tu voulais me dire lors de ton premier paragraphe. Quand je parle de matérialisation, je dis juste que l'antagoniste est la matérialisation d l’obstacle. Mais je t'ai pris le cas (presque) parfait, Another. Si la malédiction était un personnage ce serait lui l'antagoniste, mais là c'est quoi? Bah c'est un obstacle du héros, comme le serait l’antagoniste.
C'est pour ça que j'ai fait la comparaison doubt/another, parce que dans Doubt là y a un chef d'orchestre qui est au final l'antagoniste principal, et tout le monde est prisonnier(dans Another ils sont maudits donc prisonniers).

J'ai jamais dit qu'on s'en branlait du but du héros, j'ai dit que si il y a un antagonistes, leurs buts doivent interférer, sans être le même pour autant.

Bref, j'ai été voir différentes références sur internet, et l'antagoniste se définit comme un adversaire majeur(j'exagère, qu'on ne joue pas sur les mots!)
A partir de là encore, mes références fonctionnent, puisqu'on ne parle plus d’adversaire dans une situation donnée.
IP archivée

Sparta

  • Invité
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #6 le: 05 mai 2014, 09:43:40 pm »
Mais tu occultes tellement le fait qu'un adversaire n'en est pas un juste parce qu'il apparait pas à longueur de temps ou dans une période réduite.

C'est particulièrement stupide.
IP archivée

Wayu

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +15/-34
  • Messages: 649
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #7 le: 05 mai 2014, 09:50:12 pm »
On parle d’Antagoniste avec un grand A, pas de "simple" adversaire. Des adversaires y en a partout mais pas tout le temps non plus(ça dépendra du manga)
Et l'antagoniste, on le définit comme un humain(ou plusieurs) ou non?
IP archivée

Sparta

  • Invité
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #8 le: 05 mai 2014, 09:57:48 pm »
Citer
Enfin, il faut un adversaire à votre héros. Il doit être régit par le même schéma structurel que le héros. Il doit avoir un désir commun ou qui tend à entrer en interférence avec celui du héros. C’est ce qui permet d’avoir une confrontation entre les personnages et c’est primordial.

Je pense que c'est clair non ?
IP archivée

Wayu

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +15/-34
  • Messages: 649
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #9 le: 05 mai 2014, 10:05:23 pm »
Je sais pas à quelle phrase tu répond là %)
Répond-moi de façon explicite parce que tout s'embrouille dans ma tête là, je comprend plus quoi est quoi, où tu veux en venir ><
IP archivée

Sparta

  • Invité
Re : Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #10 le: 05 mai 2014, 10:20:06 pm »
L'antagoniste est différend de l'adversaire.

L'antagoniste est celui qui interfère du début à la fin. C'est l’archétype de l'ombre.

L'adversaire est celui qui interfère un peu. C'est l'archétype du gardien du seuil (Il est celui qui va faire évoluer le personnage, pour son affrontement).

Les archétypes changent dans la situation, ils ne sont pas figés. Un alliée peut devenir adversaire, etc...

Le but est de montrer la confrontation. 


Et toute la suite du post. =/
IP archivée

Wayu

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +15/-34
  • Messages: 649
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #11 le: 05 mai 2014, 10:23:24 pm »
Bwah la souci, c'est que je mélange les pinceaux entre antagonistes/adversaires.
Bon dans les deux cas je pense que c'est pas indispensable mais bon xD
Bon, si j'ai bien compris c'est ça:
Antagoniste => Celui qui est là du début à la fin de l'arc.
Adversaire => Celui qui peut apparaître n'importe quand avec plus ou moins d'utilité.
Ces deux éléments sont forcément humains.
IP archivée

Sparta

  • Invité
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #12 le: 05 mai 2014, 10:29:46 pm »
Humain, c'est un grand mot. Je préfère plutôt le terme de "personnage". ça me parait plus pertinent.

Parce que ça permets une certaine évolution et des possibilités sans cesses renouvellées. A contrario d'un élément extérieur, environnemental et absolument arbitraire qui aura toujours le même schéma et qui mettra le héros en position de victime. Ce qu'il ne faut pas faire au demeurant.
IP archivée

Wayu

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +15/-34
  • Messages: 649
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #13 le: 05 mai 2014, 10:42:21 pm »
Pour ça que je parlais du cas Another, toute l'histoire repose sur la malédiction et sur comment ils vont la contrer. Il y a divers adversaires(essayer d'accuser X d'être le fantôme), mais pas d'antagoniste, c’est la malédiction qui fait tout.

Et puis ça dépend, chaque oeuvre peut traiter d'un thème de façon différente, et ça dépend comment tout est enchaîné.

Par exemple dans Clanand, y a quelques antagonistes au début, mais à la saison 2 on voit juste le héros s'intégrer dans le monde du travail tout en essayant de créer un avenir pour lui et sa future fille. Y a aucun détracteur, juste des éléments qui perturbent tout(sa femme tombe malade, sa vie est difficile,...).
On voit les gens être avec le héros en fait, personne qui lui fait de coup de putes, à partir de là je ne trouve ni adversaire ni antagoniste, par contre je trouve de multiples obstacles qui rendent ça intéressant.

Alors en effet dit comme ça ça a l'air chiant, mais c'est un des passages préféré des fans, donc je pense pas qu'attaquer l'oeuvre en soi soit pertinente.
IP archivée

Hayden

  • Modérateur de section
  • Membre Complet
  • *
  • Points de coopération: +10/-2
  • Messages: 186
Re : Essai sur Comprendre l'écriture d'une Histoire
« Réponse #14 le: 05 mai 2014, 11:03:35 pm »
Le mot exception doit t'évoquer quelque chose.

Tu vas nous dire oui, mais dans Another patati… C'est peut-être vrai (je ne connais pas ce manga), mais on pourra te trouver 12 millions d'autres exemples qui répondront à ce critère. On ne va pas remettre en cause une théorie qui a inspiré les plus grands créateurs pour trois contre-exemples.
Cette théorie ce révèle être vrai allez dans 90 % des cas.

Le scénario est comme de la cuisine, on te donne la recette. Si tu décides de ne pas la suivre, bah à tes risques est péril. Mais apprend là quand même par coeur pour ainsi pouvoir la changer à ta guise. (Tu peux faire de la merde en les suivant)
IP archivée
"Si les contes de fées sont plus vrais que vrais, ce n'est pas parce qu'ils disent que les dragons existent, mais parce qu'ils disent que les dragons peuvent être vaincus"
 

Manga amateur SMF 2.0.13 | SMF © 2011, Simple Machines