Bienvenue, Invité! Merci de vous connecter ou de vous inscrire.

Inscris-toi sur le Forum Manga sans Frontieres !

Publie ta bande dessinee
Participe aux concours et gagne des cadeaux
Accede au tchat de manga sans frontieres
Ouvre gratuitement un blog de manga sur Manga sans Frontieres
Participe aux livestream des membres

Auteur Sujet: L'anatomie du scénario-John Truby  (Lu 518 fois)

Serom

  • Modérateur de section
  • Membre Senior
  • *
  • Points de coopération: +78/-0
  • Messages: 502
L'anatomie du scénario-John Truby
« le: 13 juin 2017, 07:21:54 pm »
Yop


Avant tout si vous ne l'avez pas lu, allez voir cet article de Poutine (le voila =>http://msf-fr.com/Forum/vos-brouillons-d'articles/essai-sur-comprendre-l'ecriture-d'une-histoire/), il résume en gros les premiers chapitres du livres.

J'ai eu l'envie de faire cet article par envie de compléter le sien, ça fait déjà plusieurs années qu'il a été écrit, et puis je pense qu'il y a quelques nuances à faire et d'autres points à ajouter, mais nos deux articles découlent de l'Anatomie du Scénario donc le meilleur conseil à donner est d'aller lire ce livre.

Voyez cet article comme un simple résumé de livre, je pense que le livre de John Truby aide à écrire de bonnes histoires, mais il est mieux de lire d'autres livres sur le fait de raconter une histoire comme ceux de Robert Mc kee ou Joseph Campbell. Au fond il parlent tous de la même chose donc le mieux est de capter l'essentiel, ne pas se limiter à un livre doit aider à ça.

Cet article ne sera peut être pas à sa forme définitive, je n'ai pas encore fini le livre en vérité, mais ce que j'ai lu peut, je pense, aider beaucoup de membres.


Donc l'Anatomie du scénario. Je vais faire un condensé de ce que j'en ai retenu, j'espère ne pas fausser le propos du livre.

Je commence par noter plusieurs points intéressants:

Un scénario expose une expérience de vie que traverse un personnage par lequel il doit prendre conscience de ses faiblesses pour réaliser l'objet de son désir.
Ce qui en ressort est donc une thématique (à différencier du sujet, sujet= La mort, la guerre, le désir), la thématique expose la manière dont il faut agir selon le scénariste dans une situation de vie donnée.

Personnellement ce point la m'a gêné sur le coup, même si au fond je peux le comprendre voir être en accord avec, à première vue ça m'a donné l'impression que les histoires "manipulaient" leur public.
Avec le recul, je comprends que ça permet d'exprimer ce qui est vraiment au fond des trippes de celui qui écrit l'histoire (quand la démarche est sincère). Et, en fait, la phrase qui m'a rapidement fait relativiser par rapport à ce point là est au début du livre, elle expose l'intérêt de raconter des histoires, je la cite:

"Les (bonnes, j'ajoute ce mot à la citation :-[ ) Histoires permettent au public d'acquérir une certaine forme de savoir, de savoir émotionnel, ce que l'on appelait autrefois sagesse, mais elles le font de façon distrayante et divertissante"

Le fait de voir beaucoup de bons films, bons livres (roman/bd), de bonnes pièces de théâtres ou tout ce qui a un lien avec la narration nous font grandir émotionnellement parlant, donc par rapport à la thématique, si la démarche est vraiment sincère, je pense que c'est une bonne chose(*voir fin de l'article).

Bon pour l'instant c'est hyper théorique, il y a un chapitre qui aide réellement à élaborer la structure d'une histoire: Les sept étapes de la structure narrative:

 Etape 1:La Faiblesse et le besoin, un personnage est dès le début de l'histoire exposé à un problème, une situation de crise qui va révéler au public les faiblesses du perso (** voir fin de l'article.), ces faiblesses l'empêchent donc d'avancer dans sa vie, elles peuvent être psychologique ou morales, la faiblesse morale découle de la faiblesse psychologique: Il possède une faiblesse dans sa manière de penser qui à une incidence sur sa manière d'agir, la faiblesse morale doit l'amener à blesser un personnages d'une manière ou d'une autre.

Ce point par rapport aux faiblesses aux besoins et au désir, Vlad l'a déjà plus ou moins résumé, je cite:

Descartes disait Cogito ergo sum, « je pense donc je suis ». Ici, dans une fiction (toute histoire est une fiction) on retiendra «je veux donc je suis ».
Si votre personnage ne veut rien, le personnage ne vit pas.  Il lui faut un désir.

Il lui faut ensuite une faiblesse. Un aspect inhérent, profond qui l’empêche d’évoluer et dont il n’a pas conscience. C’est un besoin et il devra en prendre conscience pour évoluer, changer.
Il ne s’agit pas de lui donner une faiblesse physique comme « ne pas être musclé »… Mais de lui donner un trait de caractère qui cause du tort « aux autres ». Par exemple, être naif, égoiste,
impétueux, violent, misanthrope, mythomane etc…


Je fais juste une nuance par rapport à l'étape 2: Le désir, il permet de combler le besoin, c'est par l'intermédiaire du désir que se manifeste réellement l'intrigue, le désir est à la surface tandis que le besoin est en dessous (il est présent dans l'intrigue car il est représenté par la manière dont le héros doit changer pour améliorer sa vie.)

Par rapport à l'étape 3, L'adversaire, il a, comme dit sur l'article de Vlad, un désir qui entre en interférence avec celui du Héros/de la Héroïne, voir le même, ce qui les amène à entrer en conflit.
Aussi l'adversaire met souvent en évidence ces faiblesses et donc, ce qui l'empêche d'assouvir l'objet de son désir.

Pour surmonter l'adversaire et atteindre l'objectif, on en vient à l'étape 4: Le plan du Héros/Héroïne,  l'ensemble des directives et stratégie pour arriver à surmonter l'adversaire, par cet intermédiaire il atteint son objectif (je me répète ptn)

Cela nous amène vers l'étape 5: La confrontation finale, elle détermine lequel entre le protagoniste et l'adversaire va atteindre l'objectif (truby considère que l'adversaire doit avoir le même désir que le héros, je pense que je ferais quelques nuances par rapport à ça), héros et adversaire s'engagent dans une confrontation qui peut se réaliser de différentes manières (physique, verbal..ect)

Cette confrontation sera douloureuse pour le protagoniste ce qui l'amènera à l'étape 6: La prise de conscience, il prends conscience du besoin qu'il avait pour réaliser l'objet de son désir et donc, de ses faiblesses, morales ou psychologiques. Plutôt que de faire dire au personnage ce qu'il a compris de cette expérience de vie par les mots. Il est souvent plus subtil que sa prise de conscience se manifestent par des actes.

Enfin la dernière étape, Le nouvel équilibre. Le héros n'est plus le même qu'au début de l'histoire, il n'a plus de besoins en rapport avec ses faiblesses car il en a pris conscience, il vis donc plus en adéquation avec le monde.

Je vais montrer un exemple donné dans le livre qui analyse ces étapes successive sur un film en particulier: Le parrain (le 1er) (attention ça spoil)

Vous devez vous inscrire sur le forum pour visualiser le contenu de ce spoiler.


Il faut noter je pense dans cette analyse du Parrain un point intéressant: C'est que le film ne respecte pas à la lettre ces principes, il en capte l'essentiel et l'adapte à histoire. De mon côté le fait de m'intéresser à la partie théorique de l'écriture d'une histoire a un peu tué mon inspiration pendant un moment, trop de théorie m'a rendu incapable d'écrire quoi que ce soit. Je pense que, comme dit ci dessus, prendre en compte ces principes est presque indispensable (même si rien ne vous empêche de faire une bd abstraite de 70 pages en soi), mais il est toujours mieux de les réinterpréter pour son histoire.

Voila. J'ajouterai surement quelques points, notamment un parallèle avec les idées de Robert Mc Kee que je ferai plus tard. Mais j'espère que cet article pourra aider, et ne fera pas doublon par rapport à celui de Vlad. Forçe à vous o/


PS:




*Un parallèle avec les idées de Robert Mc Kee, John Truby dit aussi au début du livre:

 "Les histoires bien racontées permettent au public de revive des évènements au présent, et ainsi de comprendre les forces, les choix et les émotions qui ont poussé le personnage à agir comme il l'a fait."
Il me semble que Robert Mc Kee a orienté son livre par rapport à ce point, je cite encore une personne qui a fait un résumé du livre 'Story' de Mc kee sous forme de prise de notes (je peux filer le fichier aux personnes intéressées):

"Les récits sont un instrument de nôtre quête du réel et notre désir profond de parvenir à donner un sens au coté anarchique de notre existence"
En gros les bonnes histoires permetteraient de combler ce besoin, c'est surement vrai, même si je rejoins pas forcément cette démarche c'est quand même intéressant.



**je pense qu'il est mieux de définir à l'avance pour tout les personnages leur comportement "général" en situation normale et en situation de crise, il y a souvent un contraste entre les deux.


Ah aussi, j'ajoute que la manière de raconter est, pour moi tout aussi importante que ce qui est raconté, donc go au charbon o/
« Modifié: 13 juin 2017, 08:00:37 pm par Serom »
IP archivée

Mothman

  • Modérateur
  • Membre Complet
  • *******
  • Points de coopération: +127/-4
  • Messages: 383
  • In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni
    • WWW
Re : L'anatomie du scénario-John Truby
« Réponse #1 le: 17 juin 2017, 04:51:37 pm »
ctrl+F me fais dire que tu a 5 occurrences du mot "nuance", ça va encore  :-[

ton article est intéressant et peux sans doute aider certain.
personnellement je connaissais déjà dans l'ensemble des étapes (même si certaine c’était de manière non consciente( notamment vis a vis de la résolution du problème moral du héros qui est ici quelque chose de final) mais de toute façon il est rare que j'utilise de manière volontaire ce schéma dans ce que je produit (et que je n'arrive pas a finir d’ailleurs, mais c'est une autre histoire ))

deux trois chose a commenté :

tu dis que le fais de manipulé le lecteur te gène, mais en vérité des que tu fais de la bd (ou autre art d'ailleurs) tu cherche la manipulation, par le choix des découpage, des couleurs, ect. tout ça a un impact sur le lecteur, et est rarement choisi au hasard (par exemple aurait tu mis du vert fluo au début de divided, a la place du rouge, ca n'aurai pas ete la même) donc cela me semble logique et nécessaire que ce soi le cas aussi d'un scénario.
selon moi la création n'est exclusivement qu'artifice, puisque des émotion surgissent sur des représentation mental évoqué par du rien (genre un tableau de couché de soleil peux être tres beau et t'évoqué certaine emotion, cela restera que de la peinture finement agencé, soi pas grand chose vis a vis d'un vrai couché de soleil).
le mot manipulation est mal vue de nos jours, et d'une certaine manière ca peux se comprendre, mais elle est intrinsèquement lié a tout mode de communication (et la bd en est un, par son media. definition de media : désigne un objet positionné au milieu, dans l'entre-deux, jouant un rôle d'intermédiaire). l'intonation de ta voix, ta posture corporelle, ce que tu dis, tout ça est fais pour influé l'autre dans un sens précis. il ne faut pas y voir de malice.
je t'invite si ce sujet t’intéresse de te penché sur l'école de palo alto, un groupe de cognitiviste californien des années 1980, l'ensemble de leurs rechercher se base sur la communication.
bateson, watzlawitch, lasswell

autre chose qui est intéressante, je trouve, c'est que john truby (je l'avais déjà entendu il me semble, mais la ca saute aux yeux) est quelqu'un qui pense ses récit par rapport aux personnages. il est intéressant de voir a quel point, finalement, il a repris la base de ce qui fais un schéma narratif classique (situation initial->élément déclencheur->péripéties->dénouent->situation final). au final on sens vraiment qu'il a "simplement" collé ce schéma mais sur des parcours personnel et individuel.

aussi, pour critiqué un peu ce que tu nous présente de sa théorisation (car je n'ai pas lu le bouquin) et pour continuer sur l'idée de l'individualisme: Je ne connais pas beaucoup le milieu de la scénarisation, mais j'imagine qu'il y a plusieurs école. aujourd'hui il me parait évident que celle de john truby a le vent en poupe. il y a toujours plus d'histoire, notamment filmique, de personne qui individuellement on accomplis quelque chose d'extraordinaire , d'hors du commun. c'est ce qui marche aujourd'hui, en témoigne le nombre conséquent de biopic.
ça joue sur l'envie de chaqu'un de réussir, de prendre exemple, ect. on joue sur la notion d'identification. alors c'est bien en soi, ça éduque d'une certaine manière au sacrifice nécessaire ou tout autre chose qui est utile ( ou néfaste d'ailleurs) dans un parcours personnel.
mais ca me pose plusieurs problème que je vais développé, succinctement car j'ai déjà bien écrit et j'avais pas prévus de m'étalé autant ^^ :
1) cela permet d’asseoir l'idéologie dominante actuelle, qui est basé également sur l'individualisme. donc ne permet pas de pensé contre, et voir lui rend service, la légitimiste. quand tu regarde des vieux auteur de roman tu te rend compte a quel point cette manière de faire est contemporaine (je pense par exemple aux roman choral de dostoievski, de zola, de celine). j'invite tout le monde a s’intéresser au livre "la société du spectacle" de guy debord, qui est un peu daté mais assez révélateur, même si parfois critiqué vivement.
2) c'est vraiment classique comme manière de faire. alors certe ca marche, mais n'est pas tres original.
3) ne prend pas en compte l'aspect groupale, sociétale des choses, qui peuvent pourtant avoir un aspect scénaristique intéressant et donc je serai curieux de voir se dégager quelque règle.


tout cela pour dire que ce schéma est pour moi avant tout utile pour faire un personnage crédible, néanmoins je le déconseille pour crée des scénario entier (c'est un avis personnel).
faire quelque chose de moins linéaire, de plus éclaté, de laisser certain regle de coté me semble necessaire.

a chaud, je pense par exemple a l'etape 6, qui fais que le protagoniste arrive a dépassé ses difficulté. les loosers, les "salaud" (au sens sartrien du terme loul) qui ne change pas, ca peut etre interessant a suivre aussi.
pareil, s'interresser a plusieurs personnage different, des portrait croisé, c'est cool aussi.
une autre chose qui peut etre faite c'est une histoire ou ton protagoniste n'est la que pour un moment (voir apres son fils, le mec qui l'a tué, comment la societe a évolué depuis que ce dernier l'a libérer, ca peut etre cool).

bref méfiez vous des schéma pré fais.

Edit : et merci de ton partage bien sur ! :)
« Modifié: 17 juin 2017, 04:54:12 pm par Mothman »
IP archivée

Istudying

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +325/-26
  • Messages: 529
  • Suffer is life
Re : L'anatomie du scénario-John Truby
« Réponse #2 le: 17 juin 2017, 06:01:56 pm »
Je reviens sur la notion d'individualisme. C'est quelque chose (parmi les nombreuses chose) que je trouve que Truby n'a pas pris en compte est le fait que dans une même histoire, il y a plusieurs personnages, plusieurs évolutions et plusieurs mécanisme. Je me gourre peut-être, mais j'ai l'impression qu'en centrant son analyse de scénario sur un héros, et considérant les autres personnages comme soit des obstacle soit des aides à son but, il écule le fait qu'une histoire peut être multilatéral et non seulement unilatéral.

La difficulté d'un scénario, mais aussi son intérêt sa nuance peut se trouver en effet dans sa multicité de personnages qui forme à la fois un tout collectivement et à la fois une unicité individuel. L'exemple le plus connu est l'histoire du seigneur des anneaux. On pourrait effectivement appliquer le shéma de Truby avec le désir etc.... aux seigneurs des anneaux, mais il faudrait alors le faire individuellement pour beaucoup de persos différent. Frodon a la faiblesse d'être un petit hobbit avec le poid du monde sur ses épaules, mais ses actions et son but son intrasèquement lié à Aragorn, qui lui même a comme faiblesse de ne pas assumer son rôle de roi. A la fois leur quête est séparé et à la fois leur quête est lié, le lien est tant contradictoire que le shéma de Truby se retourne en faite limite contre lui même.

J'ai cité le seigneur des anneaux mais la tâche est beaucoup plus ardue si on cite Game of trones ou là, on ne peut qualifier personne de héros principaux, voir de personnage principaux contre une entité antagoniste car le non machiavélisme de l'histoire fait qu'il est en soit difficile d'établir une notion d'opposition anta/prota, puisque les 2 sont présenté de manière égalitaire et que le choix de l'étiquette reviendra sans doute au spectateur lui même.

Le second point que je reproche à Truby c'est d'uniquement se centrer sur la structure organique d'un récit et considérer sa structure comme intemporel. Alors qu'à la vérité avant d'être une histoire organique bien structuré l'histoire doit être plaisante à suivre pour souvent des raisons plus superficiel au départ, notamment son contexte. Le parrain a eut du succès pas parce que Micheal Corléone avait une faiblesse, c'est limite du bullshit, le parrain a du succès parce que les gangsta, ca dégage une image « cool », une aura. Le fait de pouvoir caler la structure Trubienne dans la structure du film est un rapproche analogique limite évident, facile, et je dirait même fallacieux, car trompe en vérité la véritable raison pour laquelle un spectateur lambda a vue le film.

Nous sommes nous même en tant que lecteur victime de cette superficialité. Combien de film, d'histoire, de bande dessiné, bien structuré selon la vision de Truby avons nous switcher car on se retrouvait pas dedans ? Pas d'élément qu'on trouvait cool ou proche de nous ?  A contrario, combien de navet scénaristique avons nous nous même pris plaisir à lire par plaisir coupable juste à cause d'un élément superficiel qui nous touche ?

Qu'à cela n'en déplaise, choisir des élément superficiel, savoir les faire coincider dans la structure de base, est un élément scénaristique tout aussi important, si ce n'est plus, que la légitimité du désir et de la faiblesse du héros.

Voilà.
IP archivée
...

Serom

  • Modérateur de section
  • Membre Senior
  • *
  • Points de coopération: +78/-0
  • Messages: 502
Re : L'anatomie du scénario-John Truby
« Réponse #3 le: 18 juin 2017, 06:45:12 pm »
C'est cool qu'il y ait de l'émulation autour du livre, tant mieux si ces modèles sont critiqués. Après, n'ayant pas lu le livre entièrement (j'en suis à un peu plus de la moitié) je rajouterai des éléments dans l'article si je pense que ça peut être intéressant.

Moth:

Je prends en note pour la notion de manipulation c'est intéressant comme point de vue, je n'y avais pas pensé au moment d'écrire l'article, mais je pense que tu as raison.

Qu'est ce que tu veux dire par le mode de pensée dominant de l'individualisme? Je crois avoir une idée de ce que tu veux dire mais je pense que je comprendrais mieux si tu me le précisais grow

Il est vrai que la conception du scénario que j'ai résumé pour l'instant est centré sur le point de vue interne, subjectif des persos, mais l'univers du récit est traité sur un chapitre que je n'ai pas encore lu, j'en parlerai peut être ici si je note des points intéressant.

Je suis pas forcément d'accord avec toi quand tu dis que les salauds qui ne changent pas tout au long du récit peuvent être intéressant, je pense vraiment qu'une histoire a un intérêt si le personnage évolue, en bien mais aussi en mal d'ailleurs, Truby par rapport à ce genre de personnages qui n'évoluent pas qu'ils doivent forcément finir par se détruire eux même je crois, j'éditerais mon message si mon souvenir a faussé ce qu'il a dit dans le livre.

Sinon je suis d'accord ce genre de shéma sont à remettre en question par rapport à ce que l'on veut raconter!

Monty:

Bon on voit qu'ici tu compare les idées de Truby avec ta conception des tropes toussa, comme je l'ai dit à la fin je pense que la manière de raconter est tout aussi importante que ce qui est raconté dans l'histoire, après j'ai un peu l'impression que tu vois le fait de mettre des éléments cool comme hyper important, dans l'intention, en partie, d'avoir un succès commercial, je me trompe peut être :-[

Au fond on peux dire qu'une histoire est réellement de qualité quand elle est fidèle à ses intentions de base, ce qui amène forcément à toucher certaines personnes et pas d'autres.

C'est intéressant ce que tu dis par rapport à la multiplicité de personnage, l'exemple du seigneur des anneaux m'a intrigué, je sais pas encore quoi en penser pour le coup mais je garde en tête ce que tu as dit.

Istudying

  • Membre Senior
  • *****
  • Points de coopération: +325/-26
  • Messages: 529
  • Suffer is life
Re : Re : L'anatomie du scénario-John Truby
« Réponse #4 le: 20 juin 2017, 10:23:13 am »
après j'ai un peu l'impression que tu vois le fait de mettre des éléments cool comme hyper important, dans l'intention, en partie, d'avoir un succès commercial, je me trompe peut être.

Oui, je le considère comme primordiale. Mais j'aimerais éclaircir ce point pour 3 raisons :

. On ne mange pas de pain avec une histoire bien structuré, on le manga quand l'histoire présente des qualités superficiel qui donne envie d'acheter.

. Après je considère les histoire bien structuré comme sujet à interprétation ultra subjective. Tu verras ou non si l'histoire est bien structuré et/ou intéressante en fonction de ton ressenti personnel, parfois ta proximité avec l'auteur, des facteurs qui ne sont pas du tout en lien avec la structure qui est brandit, de manière sophistique comme argument. La relativité de la qualité d'un projet en fonction du jugé personnel est selon moi beaucoup trop accentué pour pouvoir lui accorder un valeur égal à Truby, car trop sujet à des facteurs extérieure comme la chance, le hasard, la proximité avec l'auteur que j'ai cité, selon que t'as une fan base établit... etc... Une quantité de facteur tellement nombreuse qu'elle trompe au final sur la valeur du scénario lui même qu'on voit uniquement. Je ne dis pas que Truby a tort, mais je pense sincèrement qu'il met en priorité des éléments, certes importants, mais qui ne forme pas non plus la base de prime abord.

En faite l'ordre de priorité de Truby est valable, mais pour moi dans le process de création il y a 2 termes, le long, et le court terme. Je pense que la théorie de Truby marche sur le ressenti des histoires sur le long terme mais n'indique en rien comment avoir un succès quelconque sur le court terme.

. La troisième raison est pour moi la plus intéressante. J'ai déjà dit que l'application de la méthode Truby est facile. En faite, un scénario bien structuré est facile, mais lorsque tu prend en compte le besoin, capitaliste et intéressé, d'y mettre des éléments cools pour que ca marche sur le court terme évoqué, les besoins structurel d'un récit sont plus difficile à mettre en oeuvre.

Par exemple, peut marcher un truc avec des robot, bien, peu marcher un truc avec des samourais.... Bien aussi.... Mais mélanger robot+ samourai, le tout dans une structure cohérente, sans relever du miracle, est réalisable mais plus difficilement appréhendable qu'une histoire qui aurait comme genre un genre "réaliste" par exemple, car les besoins de mélanger 2 critère anachronique demande d'inventer des ficelles pour pouvoir les lier, ce qui passe parfois par la WTF ou le cliché... Ce challenge effectué, tu peut toucher un lectorat "commercialement", mais pas de manière "critique" a que ton scénario soit considéré comme bon. Pour pouvoir considéré le scénario comme bon il faut pouvoir inventer une autre encore catégorie de ficelle pour pouvoir mélanger robot/samourai/bon scénare bien structuré, universelle et intemporel, ce qui relève du challenge et selon moi, du mérite.

Sur les article wikipédias, il y a 4 catégorie de succès de film généralement.
. Les flop commerciaux et critiques
. Les flop commerciaux qui ont eut un succès critique
. Les succès commerciaux mais qui ont de mauvaise critique (aka un film français de l'été le plus souvent)
. Les succès commerciaux et critique.

Pour moi, la dernière catégorie est la plus intéressante, voir la plus méritant, car par rapport à un succès critique mais non commercial, le succès critique et commercial est parvenu par jonglage à ralier 2 notions qui a priorie s'opposerai.

En effet, un élément commercial est pour la plupart vu comme un élément pute à clic sans profondeur. Tandis qu'un succès critique (sans commercialité) est souvent considéré comme un succès car s'est mis en marge du système commercial en s'y opposant. Les succès commerciaux et critique se mettent en marge des succès seulement commerciaux, en partant de base lui même comme un succès commercial. La beauté d'un paradoxe, comme "hoolywood qui est peut-être régit par de grosse compagnie qui essaie d'écraser les gens, mais qui fait des films sur des gens qui se révoltent contre des grosses compagnie qui essaie d'écraser les gens, et qui gagnent". (-Simpsons, Piratez cette épisode)

Mise à part ça, n'avait vous jamais remarqué que dans les grosse licence, les parti pris intelligent d'un films sont beaucoup plus remarqué, accentué, voir exagéré qu'un parti pris intelligent d'un film indépendant ? Certaines personnes peuvent considèrer les parti pris intelligent des blockbuster plus remarquable que ceux des films indépendant car contrairement à ces derniers, les blockbuster sont soumis à un cahier des charges préalables extrêmement chargé et solide, et qu'il est plus difficile du coup de pouvoir s'y opposer qu'un film indépendant qui de base est plus libre, et dont les parti pris sont alors considéré comme plus facile...

« Modifié: 20 juin 2017, 10:26:52 am par La rédac' »
IP archivée
...

crimson

  • Membre Junior
  • **
  • Points de coopération: +0/-0
  • Messages: 18
  • Viva la revolucion! Oui...
Re : L'anatomie du scénario-John Truby
« Réponse #5 le: 02 juillet 2017, 05:27:19 pm »
Meric pour cet article car il est franchement intéressant mais je voudrais savoir si le mieux est de commencer par écrire l'histoire ou les de commencer par les personnages.
Pour ma part j'ai toujours besoin qu'il y'ait un univers ou en tout cas une idée pour faire mes personnages mais le risque c'est qu'il devienne de simple engrenages dans mon histoire.
IP archivée

Serom

  • Modérateur de section
  • Membre Senior
  • *
  • Points de coopération: +78/-0
  • Messages: 502
Re : L'anatomie du scénario-John Truby
« Réponse #6 le: 24 juillet 2017, 07:22:32 pm »
Sorry j'ai mis du temps à répondre à ton message :-[

L'histoire vis à travers les personnages en fait Crimson, je pense que le point de vue subjectif du personnage principal est ce qui doit être privilégié dans un scénario, même si parfois il est nécessaire de prendre plus de recul.
Bon par contre je fais un petit mea culpa par rapport à cet article, en fait je pense que pour bien présenter et expliquer le contenu du livre il fallait que je lise le livre en entier, ce que je n'ai pas fais au moment d'écrire l'article, du coup il y a pas mal de points que je ne maîtrise pas suffisamment, donc bon malgré tout ce que j'ai écrit sur l'article en rapport avec la structure narrative me semble correct.
Voala après avoir lu tout le livre j'ajouterai peut être quelques détails je sais pas encore, mais il faut que j'assimile bien ce que dit truby pour pouvoir l'expliquer
 

Manga amateur SMF 2.0.8 | SMF © 2011, Simple Machines